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Publié par Marilyn Ponchon le 29 avril 2026
Lorsqu’on est chirurgien-dentiste, on consacre une grande partie de sa vie à ses patients et à son activité. Pourtant, une question essentielle est souvent repoussée : Comment bien préparer ma retraite en tant que chirurgien-dentiste ?
Après avoir accompagné pendant plus de 18 ans des professionnels du secteur dentaire, j’observe une constante : beaucoup de praticiens se préoccupent trop tardivement de leur future retraite. L’objectif de cet article est donc de vous donner une vision claire, concrète et accessible de votre retraite.
La première chose à comprendre : le système de retraite dépend de votre mode d’exercice. Cela dit, les périodes cotisées dans différents régimes se cumulent pour le calcul de vos droits.
Le praticien libéral cotise auprès de la CARCDSF, qui gère trois régimes obligatoires :
En revanche, le dentiste salarié dépend du régime général :
Les cotisations sont prélevées directement sur le salaire (avec un calcul basé sur les meilleures années de revenus).
À NOTER : Un praticien qui a exercé en libéral puis en salariat (ou l’inverse) conserve l’ensemble de ses droits acquis dans chaque régime. Par ailleurs, les trimestres validés auprès d’autres régimes (maternité, chômage indemnisé, service militaire, etc.) sont pris en compte pour déterminer la durée d’assurance totale.
Aujourd’hui, l’âge légal se situe entre 62 et 64 ans selon votre année de naissance. Toutefois, partir à cet âge ne garantit pas une retraite à taux plein. Pour cela, il faut avoir validé un certain nombre de trimestres (annuités), généralement entre 169 et 172. Dans le cas contraire, une décote s’applique.
Décote : si vous n’avez pas tous vos trimestres à l’âge légal, une minoration de 1,25 % par trimestre manquant s’applique sur le régime de base.
Surcote : si vous continuez à travailler au-delà de l’âge légal avec tous vos trimestres, vous bénéficiez d’une majoration de 1,25 % par trimestre supplémentaire sur le régime de base.
À SAVOIR : En pratique, beaucoup de chirurgiens-dentistes ne s’arrêtent pas brutalement à l’âge légal. Au contraire, ils adaptent progressivement leur rythme.
La retraite ne se prépare pas quelques mois avant, mais plusieurs années en amont. C’est pourquoi, dès 55 ans, il est fortement recommandé de consulter son relevé de carrière via info-retraite.fr. Cela permet d’identifier d’éventuelles erreurs et de mieux comprendre ses droits.
La demande officielle, elle, doit être faite environ 6 mois avant la date de départ souhaitée. Mais au-delà des démarches administratives, il y a une vraie réflexion à mener : Comment souhaitez-vous vivre votre fin de carrière ?
Beaucoup de praticiens pensent que tout est “déjà joué” mais ce n’est pas vrai. Il existe plusieurs leviers d’optimisation, mais celui que j’observe le plus est souvent sous-estimé : adapter sa fin de carrière plutôt que de l’arrêter brutalement.
Certains choisissent de racheter des trimestres ou de développer une épargne complémentaire. Mais de plus en plus de chirurgiens-dentistes font un choix différent :
C’est un point que je souhaite souligner. Gérer un cabinet jusqu’au dernier jour de sa carrière peut devenir lourd entre gestion administrative, pression financière et responsabilité globale.
À l’inverse, le salariat permet souvent de retrouver une pratique plus centrée sur le soin, sans la charge mentale liée à la gestion.
Oui en CDD, grâce au cumul emploi-retraite. Ce dispositif permet de percevoir sa pension tout en continuant à exercer une activité rémunérée. C’est d’ailleurs une solution particulièrement adaptée aux chirurgiens-dentistes car elle permet de maintenir un revenu complémentaire, de rester actif et de transmettre son expérience.
VÉRIFIER SON RELEVÉ DE CARRIÈRE
Dès 55 ans, consultez votre relevé de carrière sur info-retraite.fr pour identifier d’éventuelles erreurs ou périodes manquantes.
DÉCLARER SES REVENUS
La déclaration de revenus est unifiée via impots.gouv.fr. Les éléments sont transmis automatiquement à l’Urssaf et à la CARCDSF.
DEMANDER SA RETRAITE
La demande officielle doit être effectuée environ 6 mois avant la date de départ souhaitée, en ligne sur info-retraite.fr ou via le formulaire de la CARCDSF.
Nous accompagnons régulièrement des chirurgiens-dentistes qui ont vendu leur cabinet et souhaitent continuer à exercer dans un cadre plus souple. Récemment, nous avons accompagné une praticienne proche de la retraite qui souhaitait conserver une activité de deux jours/semaine. Nous lui avons proposé un poste en salariat dans une structure dentaire avec une patientèle existante, sans gestion et avec un planning maîtrisé.
Son retour a été très clair : “J’ai retrouvé le plaisir de la pratique sans les contraintes administratives du cabinet. Merci, c’est un soulagement.”
Oui en CDD, grâce au cumul emploi-retraite.
Le montant varie fortement selon la durée d’activité, le niveau de revenus et le statut. Les revenus des chirurgiens-dentistes étant variables (rémunération au % du CA), le montant des cotisations, et donc des points acquis, fluctue d’une année à l’autre.
Dès 55 ans pour anticiper efficacement.
La retraite ne doit pas être subie. Elle peut être construite intelligemment. Aujourd’hui, de nombreux chirurgiens-dentistes choisissent une transition progressive : moins de contraintes, plus de liberté et un meilleur équilibre. Et souvent, cela passe par le salariat.
Chez AMELICE Conseil, nous accompagnons les chirurgiens-dentistes dans cette transition. Nous vous aidons à trouver un poste adapté à votre rythme pour préparer sereinement votre retraite.
Publié par Marilyn Ponchon
Dirigeante du cabinet de recrutement AMELICE Conseil, spécialisé dans le recrutement de chirurgiens-dentistes.
Après avoir dirigé des cabinets dentaires au sein d’un grand groupe pendant plus de 10 ans en région Auvergne-Rhône-Alpes, j’ai décidé de créer en 2021 mon cabinet de recrutement spécialisé dans le recrutement de chirurgiens-dentistes : AMELICE Conseil.
Au cours de ces années d’expérience, j’ai pu constater les difficultés rencontrées par les structures dentaires pour recruter des praticiens. Parallèlement, j’ai également observé le manque d’informations auquel font face les chirurgiens-dentistes lorsqu’ils recherchent un poste.
J’ai donc choisi de me spécialiser dans le recrutement dentaire, avec l’objectif de favoriser des collaborations saines et durables. Depuis maintenant cinq ans, j’accompagne les centres dentaires, les cabinets libéraux et les candidats dans leurs recherches.
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